BABEL

 Récit et théâtre d’objets

A partir de 9 ans

 

 

Ce nouveau spectacle de Marc Buléon, créé en décembre 2013,  est un conte fabuleux, un rêve inaccessible autour de la mythique tour de Babel.

A base de langages (ré) inventés et réels du monde d’hier et d’aujourd’hui, d’ombres portées à la chinoise, de fins cordages emmêlés, de fil de fer rouillés, entrelacés, de bonshommes improbables sculptés dans le cuivre, on entre dans le récit mythologique.

Marc Buléon n’avait pas mêlé le récit et la manipulation d’objets depuis 20 ans. Son ancien métier d’ébéniste et ses années de conteur donnent à voir et à entendre une création émouvante, drôle et parfois violente, comme un vibrant hommage au Cirque de Calder.

« Raconter les récits les plus anciens, c’est faire le choix de devenir le maillon d’une chaîne très longue d’artistes-artisans qui maintiennent vivante, non pas une tradition, mais la force de réflexion et la puissance poétique de ces histoires ».

Marc Buléon

 

« On l’avait quitté avec la « Géométrie des silences », qui narrait son expérience avec les autistes, le voici avec « Babel ». Ce tout nouveau spectacle de Marc Buléon est un conte fabuleux, un rêve inaccessible autour de la mythique tour de Babel. La première a eu lieu hier soir, jeudi, dans un lieu méconnu des Nantais, La Ruche, sublime petit théâtre, niché dans une rue qui mène à la place Viarme.

En voyant la carrure du gaillard, un ancien ébéniste, débarquer avec ses minuscules personnages de fil de fer et de bois, ses bobines et mécanismes d’un autre siècle, on pense au cirque de Calder, quand le géant maniait alors trapézistes et clowns. Mais la comparaison s’arrête là.

L’univers de Marc Buléon déploie mille et une autres facettes artistiques bien à lui.

A base de langages (ré) inventés et réels du monde d’hier et d’aujourd’hui, d’ombres portées à la chinoise, on entre dans ce qu’il qualifie lui-même « d’esthétisme particulier » où le geste prend autant de valeur que le verbe.

La poésie est omniprésente, l’amour, la violence, la hiérarchie, la mort aussi. Détail rigolo, il a même utilisé d’anciens bonhommes de baby foot et tout son univers « rentre dans ma valise« .

Un petit bijou de conte à mettre entre toutes les mains, les oreilles et les yeux. »

Stephane .Pajot – Presse Océan

 

Ouest France – 03/04/2014 – Pouancé Combrée

L’Arti’show a reçu Marc Buléon pour raconter Babel aux enfants

Marc Buléon a su captiver le jeune public avec ses déambulations bibliques très imagées et projetées sur écran.Marc Buléon a su captiver le jeune public avec ses déambulations bibliques très imagées et projetées sur écran. | 

L’invitation du conteur Marc Buléon à l’occasion de la quinzaine de l’Arti’show est une bonne pioche ! Parti conter tout autour du globe et installé en Loire-Atlantique, Marc Buléon satellise plusieurs vies. Après avoir été ébéniste, créateur de décors animés, professeur de piano, musicien dans des bars, l’artiste aux multiples talents a rencontré le conte. C’était il y a près de quinze ans, il était venu au festival Graine de curieux présenter Le Déluge.

Là, dans le spectacle Babel, Marc Buléon revisite les Écritures. On y rencontre Abel et Cahin. Les deux personnages se battent jusqu’à la mort du premier. Le conteur, interrogé par une classe de 6e, explique : « Cahin est cultivateur, sédentaire. Abel, lui, est éleveur et nomade. Les similitudes sont toujours d’actualité entre les gens du voyage et les sédentaires. »

Le spectacle se poursuit. Survient alors le déluge. Les spectateurs sont invités à participer en bruissant les sons de la tempête. Les océans finissent par se calmer. C’est le temps des rencontres entre les tribus épargnées. Le spectateur se laisse entraîner dans le voyage quand survient l’avènement de Nemrode le Magnifique. Il arrive en conquérant et dirige la construction de la tour de Babel.

Avec des bribes de langages inventés et réels, grâce au jeu d’ombres chinoises, le public entre dans ce que Marc Buélon qualifie « d’esthétisme particulier », où le geste prend autant de valeur que le verbe. La poésie est omniprésente, l’amour, la violence, la hiérarchie, la mort aussi.

L’ancien ébéniste transparaît tout au long des assemblages et déplacements des personnages. Il a même utilisé d’anciens bonhommes de baby-foot dans sa mise en scène. Il règle lui-même, à la perfection, les ombres projetées et colorisées. Une fois plié, l’ensemble « entre dans ma valise. Je suis un vrai colporteur de contes », s’amuse Marc Buléon, avant de partir vers d’autres horizons.

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